Un premier abri pour les demandeurs d'asile
Amar Nafa
Alternatives Internationales n° 028 - octobre 2005
Les centres d'accueil de réfugiés coûtent moins cher que les hôtels dans lesquels ils s'entassent, parfois au risque de leur vie. Pourtant, l'Etat privilégie les seconds.
C'était très pénible… Nous ne savions pas si nous allions avoir les papiers et nous nous demandions pourquoi ils ne répondaient pas. Je restais dans la chambre toute la journée à discuter avec ma femme et à regarder la télévision. Un homme, ça doit travailler pour nourrir sa famille…" Roger Nzadi, réfugié congolais, raconte son histoire au passé, assis sur le canapé de sa chambre du Centre d'accueil pour demandeurs d'asile (Cada) de Villeurbanne. Il y a retrouvé son épouse, Marie, qui a fui le pays avant lui. L'ancien ingénieur électricien et sa femme ont obtenu le statut de réfugié en janvier dernier, après respectivement un et trois ans de procédure. Pour qui a la chance d'être admis dans un Cada, structure dépendant de l'Etat, le statut de réfugié n'est plus un mirage.
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