Tartuffe ou Superman?
Denis Clerc
Alternatives Economiques n° 293 - juillet 2010
- Les enjeux de la réforme des retraites , Alternatives Economiques n° 290.
Dans la bataille des retraites, un thème au moins semblait avoir disparu des sujets de conflits: le choix entre répartition et capitalisation. Et pour cause: la crise, en dégonflant brutalement la valeur des patrimoines de placement - les actions, au premier chef, mais aussi l'immobilier, même si c'est dans des proportions moindres - semblait avoir tranché le problème. Baser un système de retraite sur des actifs dont la valeur marchande varie aussi fortement et dont les marchés vont de bulles en krachs, c'est transformer la retraite en pari aventureux sur l'avenir. La faire reposer sur le fruit du travail plutôt que sur celui du capital est, au contraire, gage d'une plus grande stabilité. Sans compter le fait que, la capacité d'épargne étant très différente selon les groupes sociaux, la capitalisation est porteuse d'inégalités incomparablement plus fortes que la répartition des cotisations présentes en fonction des revenus gagnés par le travail passé.
Erreur, nous explique Jean-Dominique Lafay (1), professeur d'économie à Paris I. La répartition alimente la guerre des âges. Les retraités des classes creuses ont largement vécu des cotisations des classes pleines qui les suivaient, mais, lorsque ces derniers arrivent à leur tour à l'âge de la retraite, il leur faut soit exiger plus des générations qui leur succèdent sur le marché du travail, soit se contenter de moins que leurs aînés n'ont eu. Dans les deux cas, une génération est lésée au profit de l'autre. La solution? "Aller vers une personnalisation accélérée du système, avec un lien étroit (2)entre l'effort d'épargne individuel et le montant que chacun peut raisonnablement anticiper pour sa retraite (à partir des revenus que cette épargne, et non celle de la génération suivante, aura générés)." La phrase est alambiquée, aussi je traduis: chacun aura pour retraite le montant de ce que rapportera le capital qu'il aura pu (lui ou les fonds de pension agissant en son nom et avec son épargne) placer à cet effet. Ce sera plus équitable - plus question de guerre des âges - et plus juste, puisque la retraite de chacun sera proportionnée à son effort personnel.
J'avoue que les bras m'en sont tombés. On peut donc être professeur à Paris I et ignorer (ou taire) que le cinquième le moins rémunéré des ménages dispose d'une capacité d'épargne nulle ou négative, tandis que le cinquième le mieux rémunéré met de côté plus d'un tiers de son revenu (3)? Inutile de vous faire un dessin quant aux conséquences du "lien étroit". Il faut un certain culot pour soutenir que cela renforcerait "l'équité et la paix sociale". Toutefois, au-delà des conséquences aisément prévisibles sur le renforcement des inégalités d'un tel système, le fait de le préconiser nous révèle que nombre d'économistes continuent de croire dur comme fer à la rationalité calculatrice d'homo oeconomicus.
Je ne peux m'empêcher de citer Joseph Stiglitz, dans son dernier livre (4): "Chacun découvre ce qu'il aime - ce qui lui fait plaisir - en faisant des expériences répétées. Pour les glaces, il essaie plusieurs parfums (…) Mais les économistes [néoclassiques] ont essayé d'utiliser ce modèle-là pour expliquer des décisions à très long terme, comme l'épargne pour sa retraite. Ce devrait être évident: il n'y a aucun moyen de savoir si l'on aurait dû épargner plus ou moins avant qu'il ne soit trop tard, et à ce moment-là, plus moyen d'apprendre de son expérience! A la fin de sa vie, on se dira peut-être: Ah, si j'avais épargné plus! Ces dernières années ont été vraiment pénibles, et j'aimerais bien m'être passé une fois de vacances à la plage pour pouvoir dépenser un peu plus aujourd'hui."
Un système de retraite ne peut être affaire de choix individuel. Les conséquences sociales en seraient trop importantes. Il doit inclure une certaine dose de redistribution, pour réduire une part des inégalités que véhicule l'activité productive. On me répondra que je suis hors sujet, que l'affaire est tranchée et que c'est seulement pour "sauver le système par répartition" que la réforme d'aujourd'hui a lieu. Le sauver? Mais quand l'une des principales niches fiscales (4 milliards au total) s'appelle l'assurance-vie, à laquelle s'ajoutent désormais les Perp et les Perco (plans d'épargne pour la retraite, personnels ou collectifs), que l'essentiel de la réforme s'effectue au détriment de la partie la plus modeste de la population, le sauveteur ressemble plus à Tartuffe qu'à Superman.
(1)
Dans Les Echos du 17 juin.(2)
C'est moi qui souligne.(3)
Voir, sur le site de l'Insee, www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=0&ref_id=ECOFRA09d(4)
Le triomphe de la cupidité, traduit par Paul Chemla, éd. Les liens qui libèrent, 2010, p. 398.Denis Clerc
Alternatives Economiques n° 293 - juillet 2010
Notes
(1)
Dans Les Echos du 17 juin.(2)
C'est moi qui souligne.(3)
Voir, sur le site de l'Insee, www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=0&ref_id=ECOFRA09d(4)
Le triomphe de la cupidité, traduit par Paul Chemla, éd. Les liens qui libèrent, 2010, p. 398.
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La différence entre les deux systèmes, c'est quelle génération finance la retraite de laquelle (avec les déséquilibres démographiques et les disponibilités de capitaux que tel choix entraine ou pas), la clé de répartition entre les bénéficiaires étant une toute autre affaire.
Même en laissant de côté le pré-supposé idéologique très discutable qui semble guider ce billet et qui voudrait qu'il soit plus équitable et plus juste de soutirer l'argent des plus prévoyants pour le reverser à ceux qui ont consommé leurs gains plutôt que de les épargner sous le simple prétexte que les premiers seraient injustement plus riches, ne trouvez-vous pas malhonnête de n'aborder la grande absente de ces débats :
- que pour renforcer d'idée reçue, déjà largement répandue, d'une incompatibilité avec une solidarité sociale dont elle n'est ni plus ni moins porteuse en soi que le système par répartition ;
- sans évoquer que, malgré les dernières fluctuations boursières, exceptionnellement catastrophiques au regard des 200 dernières années, les fonds de pension restent plus rentables pour les cotisants que les systèmes par répartition (http://www.irefeurope.org/content/malgr %C3 %A9-les-crises-la-retraite-par-capitalisation-est-toujours-plus-rentable) ;
- en taisant surtout qu'avec un système basé sur une économie de capitaux productifs plutôt que sur une production continuelle et irréformable de déficits abyssaux, la capitalisation nous aurait épargné d'avoir à laisser Nicolas Sarkozy décider de ceux à qui il faut serrer la ceinture pour tenter vainement de financer l'infinançable.
1° La plupart des économistes reconnaissent que la problématique des retraites est intrinsèquement un problème de répartition : répartition du fruit du travail des actifs entre les actifs et les inactifs (retraités entre autres). On peut se raconter ce qu’on veut sur les avantages et inconvénients des systèmes, in fine, c’est les travailleurs qui produisent pour l’ensemble de la population et l’on voit mal comment la capitalisation peut changer la donne du système : baisse de la valeur des actifs attendus en raison du déséquilibre entre offre (les retraités qui vendent) et demande (les actifs qui épargnent), hausse des prix lié à l’afflux de liquidités (l’épargne des retraités) sur un marché où les produits se font rares (moins d’actifs).
2° Comme le souligne Denis Clerc, une approche individuelle pose la problématique de l’espérance de vie. Quelqu’un qui épargne pour sa propre retraite devra le faire sur la base de la durée de vie maximale qu’il pense pouvoir atteindre (plus de 100 ans ?) pour être sûr de ne pas manquer, là où un système mutualisé peut se baser sur l’espérance. Soit 20 à 30 ans d’écart correspondant à de l’épargne superflue…
3° Il faudrait donc passer par des systèmes qui d’une manière ou d’une autre mutualisent les fonds pour recueillir sur la base d’une espérance et distribuer en fonction de la durée de vie réelle. Les assurances privées peuvent très bien faire ça, mais pour des coûts beaucoup plus élevé que le public. Dans le cas de la santé, la Cour des comptes avait révélé que les frais de gestion de l’assurance publique s’élevait à 5-6 % des sommes récoltées contre 20-25 % pour les assurances privées.
4° On avance également souvent l’avantage du libre choix. C’est avoir la mémoire un peu courte puisque la création de la sécurité sociale est la conséquence du constat de la pauvreté des personnes âgées dans le passé. Il est aisé de comprendre pourquoi : un travailleur aura le choix entre prendre un poste pour un salaire qui lui permet de vivre mais pas d’épargner pour ses vieux jours ou le refuser en espérant en avoir un, un jour, qui lui permettrait d’épargner. Il est relativement aisé de voir quel sera le choix dans une situation où il y a une pression sur l’emploi…
La conclusion c’est que le système sera de toute manière un système de répartition, même s’il fonctionne en pratique avec une apparence de capitalisation, qu’il faut que la gestion se fasse sur une base mutualisée pour éviter trop d’épargne, que l’adhésion à un tel régime soit obligatoire pour éviter que l’histoire ne se reproduise. Le seul choix, c’est donc d’offrir un service public ou de laisser le marché au privé, pour un coût de gestion estimé quatre fois supérieur. Recentrer le débat sur ces arguments me semble plus porteur que de se concentrer sur le risque lié aux actifs financiers, comme le rappel le commentaire précédent (sur le long terme peut-être mais encore faut-il avoir le choix de la date de départ d'une part et surtout, comme évoqué ci-dessus, pour combien de temps encore ? moins d'actifs - travailleurs, moins de production moins de valeur des actifs financiers).
1° N'oubliez pas que le capital produit lui aussi. Le faux argument syndical de l'augmentation de la productivité du travail vaut d'autant plus pour un système par capitalisation, puisque cette augmentation de productivité est en réalité plus le fait du capital que du travail. Pensez à ces gains amenés par le surplus d'investissement en termes de productivité, mais aussi en termes d'emplois, donc de salaires, donc de base cotisante. N'oubliez pas que la production de biens et l'échange peut jouer à l'échelle mondiale, les pyramides des âges et la répartition de la production évoluant considérablement d'un pays à l'autre et disqualifiant l'analyse dans un système fermé et uniforme.
2° De l'épargne superflue ? Parlez-en aux héritiers, ou encore à ceux à qui les investissements résultant de cette épargne auront fourni un emploi. Même en prenant une base individuelle – et l'un des objets de mon intervention ici est justement de rappeler qu'une telle base n'est pas indissociable d'un système par capitalisation – l'épargne n'est pas inutile.
3° Il faudra que je jette un œil à ce rapport de la cour des comptes, un tel exemple de gestion publique plus performante que celles du privé constituant, s'il est avéré, une étonnante exception à la règle générale. Je me demande quelle est leur base de calcul.
Mais admettons l'argument : il ne met en exergue aucun avantage de la capitalisation sur la répartition.
4° L'instauration du système français de retraite par répartition n'a été motivée ni par de grandes préoccupations humanistes, ni par un éventuel échec de la capitalisation. Elle est en premier lieu le fait du gouvernement du Maréchal Pétain, et son objectif premier était de piller les réserves de l'ancien système d'assurance sociale par capitalisation au profit de son régime, exsangue à cause de la guerre. La solidarité n'y était qu'une préoccupation très secondaire.
Quant à l'argument sur l'employé qui choisirait d'attendre pour trouver un travail qui lui permette d'épargner, je ne comprends pas où vous voulez en venir. Voulez-vous dire que l'employé ne peut pas, une fois qu'il a pris le premier travail, en changer quand il en a trouvé un autre qui lui permet d'épargner/consommer/cotiser plus ? Quand bien même il y aurait le moindre fond de vérité dans cette supposition, quel serait le rapport avec le débat répartition/capitalisation ? Voulez-vous produire un écho au billet de M. Clerc quand il avance qu'il y a des gens qui n'ont pas les moyens d'épargner ? Soit, mais si le prix que son employeur est prêt à payer pour son travail ne permet pas à un employé d'épargner, en quoi lui permettrait-il de cotiser pour un système de retraite quelconque ? N'est-ce pas le condamner à la mort ou à la misère que de lui prendre d'autorité une partie de son salaire dont il n'a pas les moyens de se passer ? Ou le fait qu'on lui prenne tout de même n'est-il pas une preuve qu'il avait bien la capacité d'épargner ? (D'ailleurs les statistiques citées dans le billet prennent-elles en compte la capacité d'épargne avant ou après les prélèvements obligatoires pour dire que de tels prélèvements sont une solution au manque de moyen pour cotiser/épargner ?) Ce problème n'est-il pas exactement le même qu'il doive cotiser dans un système par répartition ou par capitalisation ? N'est-il pas même empiré quand il doit financer une autre génération en surnombre plutôt que sa propre vieillesse ?
L'argument de Stiglitz est presque aussi fallacieux. Il y a certains enseignements qu'on peut tout à fait retirer sans expérience personnelle. On ne peut pas savoir à l'avance quel parfum de glace on va aimer, mais on n'a pas besoin d'en faire l'expérience pour éviter naturellement de se jeter du haut d'un immeuble, de se balader au milieu de l'autoroute, etc. Le fait qu'il faut mettre de côté pour quand on ne pourra plus subvenir à ses propres besoins (ou quand on ne voudra plus travailler) est une autre de ces vérités évidentes que le bon sens nous enseigne à tous. Quand bien même un être serait dénue de bon sens pour arriver à cette conclusion par lui-même, il pourrait encore apprendre par imitation en regardant ce que font ses collègues, ses amis, les membres de sa famille qui cotisent, ou au contraire la situation de son grand-père dénué de bon sens qui n'a pas cotisé et se retrouve contraint de continuer à tenir son guichet. Considérer que ceux qui choisissent délibérément d'ignorer la voix du bon sens et de consommer tous leurs biens sans se soucier du lendemain n'ont pas à assumer leur sort, c'est nier toute notion de responsabilité.
Mais encore une fois, s'aventurer sur cette question particulière, même pour mal la traiter, c'est avant tout vouloir faire croire que répartition = solidarité sociale et que capitalisation = épargne individuelle et donc, par ignorance ou par malhonnêteté, entretenir une idée reçue aussi fausse que tenace.
Vous avez raison de conclure sur ce point : tant que l'instabilité du système par capitalisation ne suffira pas à abaisser ses rendements au-dessous de ceux de la répartition, faire reposer son argumentaire sur ce point est intellectuellement stérile (même si ça reste d'une efficacité démagogique avérée et atterrante). Et si l'on peut regarder du côté de l'avenir en demandant si la capitalisation sera toujours aussi rentable, il faut aussi regarder du côté de la répartition : la baisse de rentabilité (pour le cotisant) du système par répartition est avérée à un point que même des mesures douloureuses suscitant de violentes polémiques et des manifestations se chiffrant en millions de personnes ne suffisent pas à assurer durablement sa pérennité. L'hypothèse de plans de rigueur portant des coups autrement plus durs à l'efficacité de la répartition n'a rien de farfelue : de telles mesures seront nécessaires et sans doute pas suffisantes. Dans ces conditions, c'est la défense du système par répartition contre la capitalisation qui, de plus en plus étonnante, tient presque du loufoque.
- à la fin du paragraphe 3°, je voulais évidemment écrire il ne met en exergue aucun avantage de la répartition sur la capitalisation, même si l'inverse n'est pas moins vrai.
- Je prévoyais d'étayer le paragraphe 4° sur les origines du système de retraite par répartition en renvoyant aux éclairages suivants qui, s'ils nous éloignent un poil du débat de base, démystifient une idée reçue répandue qui vient trop souvent l'obscurcir :
* http://www.contrepoints.org/Le-cadavre-de-Petain-bouge-encore.html
* http://www.bakchich.info/Les-retraites-par-repartition-une,10913.html
- un bug du site d'alternatives économiques a gommé mon pseudo, mais la dernier commentaire est bien signé Samahell.
L’Economie Politique, qui ne se pratique pas encore, cela consiste à faire tourner autant d’argent que de besoin. Ce n’est pas compliqué à mettre en œuvre. Cela consiste à réfléchir Economiquement en impliquant TOUTE la population, ce qui permet de mettre en place les assiettes fiscales et sociales de l’Inoppression Active.
Tant que la France n’aura pas intégré la REALITE de ce qu’est l’Economie, tant que le législatif se bornera aux acquis appris obsolètes, l’exécutif continuera à gérer financièrement le pays plutôt qu’Economiquement. La croissance, fût-elle strictement écologique ne pourra pas être au rendez-vous ! Pire l’inflation sera supérieure à la croissance.
Nous ne sortirons du mécanisme du maelström dépressionnaire qu’en impliquant tous les citoyens avec un recyclage Fiscal/Social DOTANT. Ne pas le faire quand les robots et le machinisme remplacent les travailleurs est incohérent et mécaniquement inconvenant. Espérer bricoler notre système obsolète n’est que du rêve, de l’utopie, de l’irréalisme !
Avec une remise en route rapide des fondamentaux économiques de l’IOS Table, ce qu’on appelle la crise peut TRES FACILEMENT disparaître. Les retraites et le pouvoir d’achat peuvent être facilement dotés dans la limite des capacités de l’Offre à satisfaire la Demande. Organiser la dotation universelle de façon contrôlée c’est çà faire de l’Economie Politique.
La mécanique explicative se trouve notamment sur http://www.critiqueduliberalisme.com
Jack Maillard
Même si les différences par rapport à la France sont importants, l'expérience au Chili peut-être un modèle pour analyser avec le quelle vous pourriez apprendre, car pas mal des commentaires vis-à-vis l’épargne où les turbulences financières sont déjà des sujets qui ont été surmontés.
Depuis sa création, le système a eu une rentabilité d’un 9,29 % réel (même avec la crise économique des derniers années et « les coûts de gestion » des privées), beaucoup plus que celui du système de répartition. Comment fonction-t-il le système ? Des compagnies privées (oui privées) reçoivent les cotisations des travailleurs qui ont la possibilité de choisir premièrement une compagnie ou AFP (Administradoras de Fondos de Pensiones) et puis après ils doivent choisir le type de fond où ils veulent garder son argent : A,B,C ou D, chacun avec des niveaux de risque différents et avec la possibilité de changer leurs argent dans n’importe quelle moment. Donc, les jeunes normalement garde leurs argent dans les fonds A et les plus vieux dans des fonds D. Chaque travailleur et employeur doivent, par loi, destiner une partie de leur salaire (normalement 7 %) pour son propre fond et ils peuvent évidemment garder encore plus, d’où le système APV (Ahorro Previsional Voluntario), donc déjà résolue le première problème de l’épargne : si ca fonctionne au Chili, pourquoi pas en France ? Maintenant, le problème des turbulances financières est limité parce que les personnes proche de sa retraite ont l’obligation de laisser leurs épargne dans des fonds très peux risqué : deuxième problème résolue.
D’une autre part, c’est important de reconnaître des effets notables sur le marché de capitale à cause des épargnes de tous les chiliens : le financement des projets énorme d’infrastructure, des bas taux d’intérêt hypothécaires et encore beaucoup plus important : « jusqu'à 2 % additionnel par an » au taux de croisssance de l’économie chilien (Pension Reform, Financial Markets Development, and Economic Growth: Preliminary Evidence from Chile, IMF Staff Papers 44, No 2, June 1997), parmi d’autres conséquences positifs, épargne superflue ?
Finalement, le projet chilien dispose aussi d’une partie solidaire où Il vise à réduire la pauvreté, que ce soit en âge ou en cas d'inaptitude, et de fournir une co-assurance contre de nombreux risques. Financé par la fiscalité générale dans la nation, ce pilier offre la possibilité de verser des prestations aux personnes qui atteignent un âge avancé ou qui sont inaptes au travail, avec un peu ou pas de participation dans le système de retraite.
Peut-être apprendre des expériences outre-mer, c’est possible ?