Syrie : les jeunes diplômés boudent le privé
Noura Kamel, Chercheuse indépendante, Beyrouth
Alternatives Internationales n° 053 - décembre 2011
Jugé plus attractif par une majorité de jeunes syriens, le secteur public offre pourtant peu de postes. Quant au privé, il recherche pour se développer des qualifications auxquelles ne forment pas encore les universités syriennes.
Depuis une dizaine d'années, la Syrie s'est lancée dans une série de réformes qui vise à passer d'une économie planifiée et dirigée par l'Etat à un modèle social de marché. Une mutation qui implique de réduire en partie les effectifs du secteur public, et de donner un rôle prédominant au secteur privé dans la création des emplois et la croissance économique. Une telle transition a évidemment des conséquences pour les jeunes. Elle exige une meilleure adaptation de leurs connaissances, savoir-faire, et attentes au marché de l'emploi, ainsi qu'à un environnement macro-économique différent de celui qu'ont connu leurs aînés.
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