Syndicalisme: le paradoxe de la CGT
Alternatives Economiques n° 292 - juin 2010
Arrivée largement en tête aux dernières élections prud'homales, bénéficiant d'un fort capital de sympathie dans l'opinion publique, la CGT compte pourtant un assez faible nombre d'adhérents (650 000 officiellement) et peine à le maintenir. Pour Françoise Piotet (1), l'explication de ce paradoxe est la suivante: l'organisation n'est pas assez bureaucratique. Chaque syndicat ou fédération dispose d'une grande autonomie, ignore les décisions du Congrès ou a du mal à les mettre en oeuvre, dans une logique de "fort pouvoir de la base opposé à celui du sommet". On fait comme on peut ou comme on veut, avec des moyens souvent trop faibles pour permettre au syndicat de s'implanter en profondeur. Surtout si le développement de la syndicalisation "n'est pas une préoccupation centrale des syndicats", ces derniers refusant de se considérer comme "des marchands de soupe".
(1) "Les paradoxes de la CGT", Droit Social, mai 2010.
Alternatives Economiques n° 292 - juin 2010
Notes
(1) "Les paradoxes de la CGT", Droit Social, mai 2010.
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