Services publics : "Les blessés meurent, faute de médicaments"
Safa Mansoor, Institute for war and peace reporting (à bassora)
Alternatives Internationales n° 034 - mars 2007
Hôpitaux indigents, assainissement et voieries déplorables, écoles débordées : la dégradation des services publics touche de plein fouet la population. Reportage.
Bassora, le poumon économique de l'Irak, croule sous les débris et les déchets. Cinq ans après l'intervention américaine et la chute de Saddam Hussein, la ville située à 550 km de Bagdad et qui donne son nom à la province située sur les rivages du Golfe Persique, vit au milieu des eaux usées et des tas d'ordures qui jonchent ses rues. La région produit plus d'1 million de barils de pétrole par jour, mais les revenus de l'or noir sont contrôlés par le gouvernement central. Les habitants de la province doivent donc se contenter de trois petites heures d'électricité par jour. Faute de courant, ils ont été contraints d'acheter des générateurs. Chaque famille en a au moins un. Bassora est le plat dans lequel tous les Irakiens mangent", commente Mohammed al-Abbadi, chef du conseil provincial.
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