Royaume-Uni : le juge a le dernier mot
Ian Leigh, professeur de Droit, université de Durham (Royaume-Uni)
Alternatives Internationales n° 050 - mars 2011
La divulgation de secrets a été largement dépénalisée en 1989 et dans les cas qui restent sensibles, le tribunal tranche entre l'intérêt public et la sécurité nationale. Ce qui pousse l'exécutif à renouveler sa communication en la matière.
Le secret britannique est légendaire. La loi de 1911, qui longtemps l'a encadré, avait été adoptée pour lutter contre l'espionnage dans un climat de tensions internationales. Ce qui avait permis au gouvernement de faire adopter un texte très répressif, couvrant la divulgation de toutes les informations officielles. Au fil des décennies, cette législation était devenue inapplicable et les tribunaux n'en tenaient plus compte. C'est le gouvernement de Margaret Thatcher qui a libéralisé la réglementation britannique en 1989.
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