Perspicacité et naïveté de Keynes
Patrick A. Messerlin, professeur à Sciences Po et directeur du Groupe d'économie mondiale (GEM) de Sciences Po.
L'Economie politique n° 031 - juillet 2006
par Patrick A. Messerlin Soulignant que le protectionnisme n'est pas équivalent à un renforcement du pouvoir des Etats et que le libre-échange ne se résume pas au laisser-faire, Patrick Messerlin condamne toute forme d'entrave au commerce international.
Ce texte est très attachant - Keynes écrivait bien - car il laisse bien transparaître la fatigue, l'abattement, la déprime d'une Europe à peine (et mal) remise de la Première Guerre mondiale et déjà sur le point d'être entraînée dans une seconde tourmente. Keynes, qui cite Valéry dans ce texte, offre un dramatique écho au fameux: "Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles" (1) - mais le sait-il ? Ce n'est pas la première fois que Keynes aborde le thème de la paix, du libre-échange et du protectionnisme.
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