Pays moins avancés : plus dur est le choc
Les pays les plus pauvres souffrent, et de manière disproportionnée, des conséquences de la crise au Nord. Ils exportent moins et à plus bas prix, quand les financements étrangers se tarissent.
Pendant un temps, au début de la crise des subprimes en 2007, l'idée d'un "découplage" entre les pays riches et les pays émergents a pu séduire, selon laquelle la crise financière était une pathologie de pays riches, renvoyant aux défaillances de marchés devenus opaques et excessivement complexes. Elle ne devait donc pas toucher des pays aux systèmes financiers moins développés, a fortiori les "pays les moins avancés", ces derniers étant moins insérés dans la mondialisation (1). Cette thèse n'a pas résisté longtemps aux faits.
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