Pays basque espagnol: la sécession toujours en ligne de mire
Jesús Casquete, Université du Pays basque et Institut de philosophie, CCHS-CSIC (Espagne)
Alternatives Internationales n° 045 - décembre 2009
Si les partis nationalistes modérés maintiennent une ligne ambiguë entre pratique autonomiste et rêve d'indépendance, les mouvements radicaux ne veulent que d'un Etat séparé. Mais sont divisés sur la méthode terroriste d'ETA pour l'obtenir.
Au début, était l'ambiguïté. Et le début s'appelait Sabino Arana. En 1895, le fondateur du Parti nationaliste basque (PNV), aujourd'hui encore principale formation nationaliste de la région, fit de l'indépendance l'horizon final auquel il était exclu de renoncer. Face à un Pays basque idéalisé dans ses valeurs catholiques et aux vertus associées à la "race basque", l'Espagne incarnait la quintessence du mal. Il fallait s'en séparer. Cette volonté de sécession constitue le trait distinctif du nationalisme à ce premier stade de son évolution.
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