Nicaragua : les riches se paient sur la dette
Antoine de Ravignan
Alternatives Internationales n° 027 - septembre 2005
Plus le pays bénéficie d'allègements de la dette, plus le budget de l'Etat consacré à la lutte contre la pauvreté diminue. Pourquoi? Parce que la croissance étant tirée par le secteur privé, il faut l'aider en premier. CQFD.
Au royaume de l'aide internationale, le diable se cache dans les détails. Et mieux vaut ne pas prendre pour argent comptant l'annonce du G8, le 11 juin dernier, d'effacer 100% de la dette multilatérale des pays très pauvres afin de permettre à ces derniers de consacrer à la lutte contre la misère ce qu'ils employaient pour rembourser leurs créanciers. A première vue, ce coup d'éponge de 51 milliards de dollars pour les 27 "pays très pauvres et très endettés" (PPTE), déjà bénéficiaires depuis 1999 d'un programme international d'annulations de dette, c'est beaucoup: deux tiers de l'aide au développement 2004. Mais la dette des 27 PPTE ne représentait jamais en 1999 que le cinquième de celle de l'ensemble des pays à faible revenu.
• Je suis abonné à l'une des publications d'Alternatives Economiques
- à une autre publication, et j'ai une extension d'archives : je m'identifie pour accéder gratuitement à cet article.
- à une autre publication sans extension d'archives : j'achète une extension d'archives dans mon espace personnel.
Ces conditions ne sont pas applicables aux abonnés de Santé & Travail
• Je ne suis abonné à aucune des publications d'Alternatives Economiques
-
Abonnement et réabonnement
-
J'achète un numéro -
Inscription à la newsletter -
Forfait de consultation de 30 articles pendant 48H -
Extension d'accès aux archives -
Cédérom d'archives -
Mon espace personnel -
Tous les livres de la collection Alternatives Economiques
-
Collection pédagogique
- Qui sommes-nous ?
- L'association des amis d'Alternatives Internationales
- Conditions générales de vente




































