Népal: des rituels pour se faire pardonner
Brandon Kohrt*, Emory University, Atlanta (Etats-Unis)
Alternatives Internationales n° 047 - juin 2010
En échange de leur réinsertion dans le village, la tradition hindoue impose aux jeunes filles qui se sont émancipées en combattant avec les maoïstes de revenir sous l'autorité patriarcale. Un rituel que des ONG voudraient moderniser.
Sangita fait partie des milliers d'enfants-soldats recrutés, de gré ou de force, par la guérilla maoïste du Népal entre 1996 et 2006. A 13 ans, elle s'est enfuie de chez elle après que des combattantes de la Brigade des femmes maoïstes lui ont proposé de se battre contre la monarchie hindouiste qui gouvernait alors le pays et contre son armée. Sangita admirait ces femmes soldats, car elles avaient osé briser les chaînes de la tradition qui enferme les Népalaises dans un rôle subordonné: "Elles ne craignaient pas d'interpeller les hommes pour exiger l'égalité entre les sexes.
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