Moyen-Orient : des Bébés in vitro islamiquement corrects
Marcia C. Inhorn, Professeur d'anthropologie médicale à l'Université du Michigan
Alternatives Internationales n° 035 - juin 2007
Dans le monde musulman, les sunnites interdisent le don de sperme et d'ovocytes, assimilé à l'adultère. A l'inverse, les chiites l'autorisent sous conditions.
La fécondation in vitro (FIV) est devenue un secteur florissant au Moyen-Orient. A elle seule, l'Egypte comptait en 2003 cinquante centres de FIV pour 70 millions d'habitants. Et l'on en compte plus de quinze au Liban (4 millions), soit l'une des plus fortes concentrations par habitant au monde. Mais les couples musulmans qui envisagent d'avoir recours à ces techniques sont soucieux de se conformer aux préceptes de leur foi. Ils cherchent donc à connaître l'opinion de l'islam "officiel" sur ce sujet délicat. Les premières cliniques pratiquant la FIV au Moyen-Orient ont vu le jour au milieu des années 80 en Egypte, en Arabie saoudite et en Jordanie, trois pays à majorité sunnite.
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