Mexique, la démocratie sous la révolution
David Recondo, Chercheur au Centre d'études et de recherches internationales (Ceri)
Alternatives Internationales n° 031 - juin 2006
La présidentielle du 2 juillet enracine le multipartisme. Un progrès pour la démocratie après plus d'un demi-siècle de confiscation de la vie politique par le PRI.
Le Mexique peut-il glisser dans la violence après l'élection présidentielle du 2 juillet? Le ton monte, en tout cas. Plus les sondages laissent entrevoir un résultat serré entre les deux principaux rivaux, Andrés Manuel López Obrador (Parti de la révolution démocratique, gauche) et Felipe Calderón Hinojosa (Parti d'action nationale, droite), plus les invectives remplacent les rares propositions avancées par les candidats. La crédibilité chancelante de l'organisme public chargé d'administrer le scrutin (l'IFE, Institut fédéral électoral) fait craindre le pire: un conflit post-électoral prolongé et violent, si le vainqueur ne devance pas son plus proche rival de plus de 3% des suffrages exprimés.
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