Maroc : un code de la famille difficile à décoder
Nathalie Gillet
Alternatives Internationales n° 026 - juillet 2005
Les nouvelles lois marocaines sur la famille donnent aux femmes des droits inédits. Du moins sur le papier. Dans la réalité, l'application ne va pas sans mal. Reportage.
Il est 15 h, la grande salle du Palais de justice de Casablanca se remplit: à gauche, les rangées réservées aux hommes, à droite celles des femmes. Derrière les avocats, le silence se fait. Sur les visages, on lit l'attente et l'inquiétude. La présidente du tout nouveau tribunal de la famille appelle les candidats au divorce un à un. Mais elle elle doit ajourner beaucoup de séances. Car il manque des documents dans les dossiers. Ou les maris ne se sont pas présentés. Le ton monte parfois entre la magistrate et les plaignants. Fondues dans la masse, quelques lycéennes préparent un exposé sur la réforme du code de la famille, entrée en vigueur le 9 février 2004 au Maroc. Comme la plupart des présents, elles découvrent, étonnées, les nouvelles règles du divorce appliquées par le tribunal.
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