Manque de vision
Philippe Frémeaux
Alternatives Economiques n° 293 - juillet 2010
La croissance est aujourd'hui nécessaire. Qu'il s'agisse de faire baisser le chômage, de réduire les déficits publics ou de faire face à la dette, beaucoup dépendra en effet du niveau de l'activité économique dans les prochains mois et, au-delà, en 2011 et 2012. Qu'en sera-t-il? L'optimisme n'est pas de mise: la rigueur risque de tuer la reprise dans l'oeuf et cela d'autant plus que la France ne peut guère compter sur ses voisins, puisque ceux-ci font également le choix de l'austérité pour tenter de rétablir l'équilibre de leurs comptes publics. D'où le risque de voir tout le Vieux Continent s'enfoncer dans la récession.
La baisse de l'euro peut-elle permettre à l'Europe de trouver à l'extérieur la solution qu'elle se révèle incapable de dégager en interne? La réponse est non. Parce que la dimension du Vieux Continent et sa relativement faible ouverture commerciale y fait dépendre l'activité économique avant tout du niveau de la demande intérieure. En outre, attendre de la baisse de l'euro qu'elle résolve nos difficultés, c'est souhaiter voir perdurer les déséquilibres macroéconomiques à l'origine de la crise, et notamment les déficits commerciaux américains. Tout en donnant un prétexte à la Chine pour refuser une réévaluation réellement significative de sa monnaie.
La solution doit donc être trouvée à l'intérieur de l'Union. C'est pourquoi les attentes formulées à l'égard des dirigeants allemands sont logiques, compte tenu du poids économique de ce pays comme de ses excédents commerciaux. Le reproche fait à Angela Merkel de jouer perso, au risque de nuire aux intérêts bien compris de son pays, serait plus légitime si ses partenaires, et notamment la France, s'étaient battus dans le passé en faveur d'une Europe mieux coordonnée et plus solidaire. Toujours est-il qu'aujourd'hui, cette logique de chacun pour soi risque de nous conduire tous dans le mur.
Certaines décisions prises ces derniers mois, sous la pression des marchés, constituent un pas en avant réel. Elles sont malheureusement loin de suffire à régler les déséquilibres hérités du passé, à créer les conditions d'une reprise économique forte et durable, ou à mettre en place une gouvernance efficace pour le futur.
Qu'il nous soit permis, après avoir brossé ce tableau peu optimiste de le noircir encore en observant que l'incapacité de nos dirigeants à dépasser leurs petits intérêts particuliers va de pair avec une moindre volonté d'agir en faveur d'une économie soutenable comme en témoignent, dans l'actualité récente, les hésitations de l'Europe en matière de limitation des gaz à effet de serre ou les compromis a minima adoptés lors du vote de la loi Grenelle 2.
C'est bien dommage, car la crise devrait être au contraire une opportunité pour refonder l'économie en réconciliant les exigences du court terme et du long terme. La croissance est aujourd'hui nécessaire. Cela ne la rend pas moins insoutenable sous sa forme actuelle.
Philippe Frémeaux
Alternatives Economiques n° 293 - juillet 2010
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2 Faute de retrouver le levier monétaire en dépassant les contraintes imposées par maastricht il n'y a quasiment aucune marge de mannoeuvre pour les pays européens. On en est réduit au fine tuning proposé par le monde, un peu plus de déficit pour un peu plus de croissance sous perfusion ou un peu moins et un peu plus de crise tout de suite ... ridicule. La monétisation des dettes accumulées est, avec leur restructuration, la seule alternative à des faillites en série. Imaginer que l'on puisse rembourser le niveau d'endettement actuel (dette ménage, entreprises non financieres, organismes publics) est tout simplement ridicule.
Le problème avec l'allemagne n'est donc pas sa rigueur budgétaire, toute relative, mais son opposition systématique à l'utilisation de l'arme monétaire pour financer les dépenses publiques, opposition appuyée sur un discours quasi autistique faisant référence à son expérience soit disant traumatisante de l'hyper inflation des années 20. Le danger c'est la déflation des années 30, en pire, les risques d'inflation dans le contexte d'hyper endettement actuel, de surproduction et d'absence de demande pour la dette sont quasi nuls.
La croissance est un concept désormais has been, qui fut très utile après la deuxième guerre mondiale, mais qui a aujourd'hui atteint ses limites. La croissance détruit l'environnement en le surexploitant.
Intéressons nous plutôt aux 1 % de terriens qui possèdent 30 % des richesses (estimation). La recherche de l'équilibre passe par cette voie.
La croissance est un concept désormais has been, qui fut très utile après la deuxième guerre mondiale, mais qui a aujourd'hui atteint ses limites. La croissance détruit l'environnement en le surexploitant.
Intéressons nous plutôt aux 1 % de terriens qui possèdent 30 % des richesses (estimation). La recherche de l'équilibre passe par cette voie.
La croissance est un concept désormais has been, qui fut très utile après la deuxième guerre mondiale, mais qui a aujourd'hui atteint ses limites. La croissance détruit l'environnement en le surexploitant.
Intéressons nous plutôt aux 1 % de terriens qui possèdent 30 % des richesses (estimation). La recherche de l'équilibre passe par cette voie.
L’Economie Politique, qui ne se pratique pas encore, cela consiste à faire tourner autant d’argent que de besoin. Ce n’est pas compliqué à mettre en œuvre. Cela consiste à réfléchir Economiquement en impliquant TOUTE la population, ce qui permet de mettre en place les assiettes fiscales et sociales de l’Inoppression Active.
Tant que la France n’aura pas intégré la REALITE de ce qu’est l’Economie, tant que le législatif se bornera aux acquis appris obsolètes, l’exécutif continuera à gérer financièrement le pays plutôt qu’Economiquement. La croissance, fût-elle strictement écologique ne pourra pas être au rendez-vous ! Pire l’inflation sera supérieure à la croissance.
Nous ne sortirons du mécanisme du maelström dépressionnaire qu’en impliquant tous les citoyens avec un recyclage Fiscal/Social DOTANT. Ne pas le faire quand les robots et le machinisme remplacent les travailleurs est incohérent et mécaniquement inconvenant. Espérer bricoler notre système obsolète n’est que du rêve, de l’utopie, de l’irréalisme !
Avec une remise en route rapide des fondamentaux économiques de l’IOS Table, ce qu’on appelle la crise peut TRES FACILEMENT disparaître.
La mécanique explicative se trouve notamment sur http://www.critiqueduliberalisme.com
Jack Maillard
Pour être logique il apparaît indispensable de contribuer à changer préalablement les règles économiques prédatrices actuelles, avant de parler de croissance ; une croissance qui serait alors à évaluer sur des critères très différents.
Un vecteur, avec le mot Alternatives, se doit de ne pas trop jouer malin, s'il ne veut pas risquer d'y perdre une certaine crédibilité, n'est-il pas ?
Un nouvel écart de compagnonnage, semble-t-il, venant s'ajouter à ceux (...) du créateur du Titre ?
Déception exprimée ici ...
Ce que j'en comprend : cet article pose la question comment relancer l'activité et surtout quelle activité à l'échelle de l'Europe ? politiques monétaires , budgétaires ou politique tout court sont des moyens insuffisants face aux déséquilibres actuels.