Mali : des retours au pays, mais pas au rabais
Djibril Sow, juriste. Université de Bamako (Mali)
Alternatives Internationales n° 052 - septembre 2011
Les restrictions migratoires décidées par Paris et le possible tarissement des envois de la diaspora inquiètent Bamako. Qui a refusé de signer un accord de réadmission de ses ressortissants qui vivent sans papiers en France.
Pour les pays du Sud, l'émigration vers les pays du Nord constitue un important moyen de lutte contre une pauvreté croissante. Et les envois financiers des migrants contribuent fortement à l'économie de leurs pays d'origine. Au Mali, ces transferts se sont élevés à 212 millions de dollars en 2007 (3,3 % du PIB) selon la Banque mondiale. La majeure partie est utilisée pour les besoins des familles, une partie est investie dans les infrastructures sociales (santé, éducation…) et une dernière est consacrée à des investissements productifs. Aujourd'hui, les autorités des différents pays d'accueil restreignent de plus en plus l'accès à leur territoire, dans l'espace Schengen notamment. Mais chaque pays a ses spécificités.
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