Les Serbes veulent sortir de la misère et entrer dans l'UE
Laurent Hassid
Alternatives Internationales n° 041 - décembre 2008
Une démocratie stabilisée, une économie dévastée mais en voie d'assainissement: le pays vise l'intégration européenne. Mais devra d'abord livrer les derniers criminels de guerre en fuite.
En quelques mois, deux coups de tonnerre politiques ont frappé la Serbie. Le 17 février 2008, la province du Kosovo devenait indépendante. Et en juillet, Radovan Karadžic´ , l'ancien président des Serbes de Bosnie, était capturé et livré au Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY). Pour retentissants qu'ils soient, ces deux événements ne sont pas cependant au coeur des préoccupations quotidiennes de la majorité de la population, tracassée avant tout par les difficultés économiques et sociales du pays. Le taux de chômage est endémique (800 000 chômeurs officiellement mais sans doute plus d'un million en réalité) pour 8 millions d'habitants. Par ailleurs, même si aucune donnée officielle ne le confirme, beaucoup de Serbes sont contraints de cumuler plusieurs emplois.
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