Les entreprises françaises peuvent-elles tenir le choc ?
Guillaume Duval
Alternatives Economiques n° 246 - avril 2006
Malgré un capital dispersé et des liens distendus entre elles, les entreprises françaises occupent souvent des positions solides.
Au début des années 80, la plupart des grandes sociétés françaises avaient été nationalisées. Virage à partir de 1986, avec le début du processus de privatisations. A partir des années 90, des services publics, comme les télécommunications, sont à leur tour transformés en entreprises et progressivement privatisés. Au départ, les privatisations, et notamment celles mises en oeuvre par Edouard Balladur en 1986, avaient donné lieu à la mise en place de "noyaux durs", un système de participations croisées: A détenait X% du capital de B, tandis que B détenait Y% de A, chacun devenant un des principaux actionnaires de l'autre. Mais ce système aboutissait de fait à donner tout le pouvoir à des dirigeants qui n'étaient plus contrôlés par personne.
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