Le dernier « must » du management : le bon sens
Marc Mousli
Dossier Web n° 055 -
Newsweek, le New York Times ou la Harvard Business Review consacrent des reportages admiratifs à des financiers ayant conservé une dose suffisante de bon sens pour regarder la crise avec flegme. Le magazine québécois Commerce intitule un papier consacré à un gestionnaire de fonds canadien : « Goodfellow, une question de gros bon sens ». Une expression oubliée dans le vocabulaire du business, et qui refait surface !
Le bon sens absent des programmes des meilleures écoles ? Un livre français de management n'a jamais quitté les rayons depuis 70 ans : les Propos de O. L. Barenton, confiseur, par Auguste Detoeuf[1]. L'auteur s'y moquait avec humour du monde des affaires, dont il fut lui-même un membre éminent, et y faisait un constant éloge du bon sens. Ingénieur des Ponts, polytechnicien de la promotion 1902, il écrivait « Avant d'embaucher un Gadzarts, assurez-vous qu'il est intelligent, un Centralien, qu'il est modeste ; un Polytechnicien, qu'il a du bon sens ».
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