Le Coran et les dettes: les paroles s'envolent, les écrits restent
Alternatives Economiques n° 293 - juillet 2010
La plupart des grands textes religieux ont, pour une part, une fonction d'organisation des relations économiques et financières au sein des communautés humaines. Ainsi le Coran, le livre sacré de la religion musulmane, définit-il très précisément dans le verset 282 de la sourate 2, dite de "La vache", la procédure à suivre pour l'enregistrement des dettes. Quand vous contractez une dette à échéance déterminée, mettez-la en écrit; et qu'un scribe l'écrive, entre vous, en toute justice; un scribe n'a pas à refuser d'écrire selon ce qu'Allah lui a enseigné; qu'il écrive donc et que dicte le débiteur: qu'il craigne Allah son Seigneur et se garde d'en rien diminuer. Si le débiteur est gaspilleur ou faible, ou incapable de dicter lui-même, que son représentant dicte alors en toute justice.
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