Le cercle non vertueux des big pharma
Claire Cotentin
Alternatives Economiques Poche n° 041 - novembre 2009
Les grands laboratoires pharmaceutiques se sont développés sur un modèle qui fait la part (très) belle aux actionnaires, aux dépens des besoins des patients. Ceux des pays riches mais encore plus ceux des pays en voie de développement.
L'industrie pharmaceutique est-elle une industrie comme les autres? La nature de son activité, contribuer à l'amélioration de la santé, et son mode de financement, qui s'appuie en bonne partie sur les systèmes de protection sociale (1), conduisent à une réponse négative. Mais examiner les rapports d'activité des grands groupes pharmaceutiques comme Pfizer, Sanofi-Aventis ou autres GlaxoSmithKline laisse peu de place au doute: ceux que l'on appelle les "big pharma" sont des groupes privés qui rendent des comptes avant tout à leurs actionnaires, auxquels ils versent de substantiels dividendes. Ils prêtent en particulier peu attention aux demandes des organisations non gouvernementales (ONG).
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