La responsabilité sociale est-elle soluble dans la sous-traitance et l'intérim ?
Entretien avec Nicolas Jounin, sociologue, maître de conférences à l'université Paris-VIII. Pendant un an, il a travaillé comme ouvrier intérimaire du bâtiment. Il a tiré un livre de son expérience
Propos recueillis par Claire Cotentin
Alternatives Economiques Poche n° 041 - novembre 2009
Les grandes entreprises du bâtiment recourent systématiquement et massivement à la sous traitance et à l'intérim. Un moyen privilégié d'échapper à leurs responsabilités sociales.
Que pèsent la sous-traitance et l'intérim dans le BTP? Pour l'ensemble des entreprises de gros oeuvre de plus de 200 salariés, le taux de sous-traitance est supérieur à 40%. Certains métiers sont entièrement sous-traités. Depuis une trentaine d'années, on constate une "extériorisation" croissante de la main-d'oeuvre par les grandes entreprises du secteur. L'intérim s'est également fortement développé du fait notamment des sous-traitants, qui l'utilisent eux-mêmes de plus en plus. Le BTP a ainsi perdu 42 000 artisans entre 1990 et 2005, mais a gagné 52 000 emplois intérimaires.
• Je suis abonné à l'une des publications d'Alternatives Economiques
- à une autre publication, et j'ai une extension d'archives : je m'identifie pour accéder gratuitement à cet article.
- à une autre publication sans extension d'archives : j'achète une extension d'archives dans mon espace personnel.
Ces conditions ne sont pas applicables aux abonnés de Santé & Travail
• Je ne suis abonné à aucune des publications d'Alternatives Economiques
-
Abonnement et réabonnement
-
J'achète un numéro -
Inscription à la newsletter -
Forfait de consultation de 30 articles pendant 48H -
Extension d'accès aux archives -
Cédérom d'archives -
Mon espace personnel -
Tous les livres de la collection Alternatives Economiques
-
Collection pédagogique
- Qui sommes-nous ?
- L'association des amis d'Alternatives Internationales
- Conditions générales de vente




































