La "bonne gouvernance", pierre philosophale du développement économique ?
Stéphane Roman, pseudonyme d'un haut fonctionnaire travaillant dans le domaine de l'aide au développement
L'Economie politique n° 006 - avril 2000
par Stéphane Roman Lorsque les économistes cherchent à introduire une dimension politique dans leurs analyses, ils le font en transposant leurs méthodes au champ politique. D’où une pauvreté méthodologique qui donne peu de résultats.
S'en tenir à la problématique de la croissance me fait penser à cette personne qui cherche ses clés sous un lampadaire parce que c'est là que se trouve la lumière, alors qu'elle sait pertinemment les avoir perdues dans une allée obscure. Comment expliquer que des économies se développent et s'enrichissent alors que d'autres semblent être, de manière irrémédiable, prisonnières d'un état de sous-développement? Cette interrogation a poussé de nombreux économistes à explorer le champ des interactions théoriques et empiriques reliant phénomènes politiques et performances économiques. Cette démarche, dont la fécondité n'est plus à démontrer, a cependant clairement révélé ses limites.
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