L'Otan, une puissance sans stratégie définie
Thierry Tardy, Enseignant-chercheur au Centre de politique de sécurité de Genève et expert associé au Ceri
Alternatives Internationales Hors-série n° 007 - décembre 2009
Vingt ans après la chute de l'URSS, la question de la nature et de la mission de l'Alliance reste posée. Car c'est à des menaces non-militaires que le xxie siècle est de plus en plus confronté.
L'année 2009 a été marquée par l'annonce du retour de la France dans la structure militaire intégrée de l'Otan, quittée en 1966 sur décision du général de Gaulle. Restée membre de l'organisation politique - elle participe aux opérations de l'Otan -, la France avait alors souhaité, par sa tenue à l'écart de l'organisation militaire, exprimer une forme de non-alignement vis-à-vis des Etats-Unis. Par ce retour, elle reprend sa place au sein d'une organisation très différente de ce qu'elle était durant la guerre froide. Et dont la raison d'être reste, vingt ans après la fin de la confrontation Est-Ouest, difficile à identifier.
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