L'échec de l'idéologie
Alternatives Internationales Hors-série n° 003 - décembre 2005
L'altermondialisme est fatigué. Le capitalisme aussi. Du coeur de l'establishment, émergent des critiques : celle du financier George Soros, du prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz ou de l'ancien banquier français Jean Peyrelevade, tous auteurs d'ouvrages accusateurs. Ils partagent la même inquiétude : le pouvoir de la finance mène les entreprises à la ruine et fait vaciller l'équilibre des sociétés. L'idéologie néolibérale est sur le déclin. Mais la socialdémocratie peine à se réinventer.
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Le non français à la Constitution européenne montre que les citoyens n'acceptent pas la démission des politiques devant le pouvoir économique. Alors que la rupture totale avec le capitalisme n'est plus l'enjeu, comment penser l'alternative?
Très contesté par une partie de la gauche française, le Premier ministre britannique la fascine aussi. Son bilan fait des envieux. Le blairisme, une voie libérale-sociale?
Sur le plan social, l'équipe Bush a une obsession: réduire le rôle de l'Etat fédéral. Dans sa ligne de mire, le système de retraite par répartition. Une réforme très controversée.
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