L'Afrique noire est mieux partie
Olivier Ray, économiste du développement
Alternatives Internationales Hors-série n° 008 - décembre 2010
Gare aux clichés afropessimistes! Le continent n'est pas un exclu de la mondialisation et sa croissance est solide.Pour autant, l'optimisme béat est tout aussi caricatural.
L'Afrique a souvent déjoué les prédictions macroéconomiques. La crise financière qui a clôturé la première décennie du XXIe siècle a secoué la planète entière. Pourtant, à l'automne 2008, les experts estimaient que cette crise n'atteindrait qu'à la marge des économies africaines, car faiblement connectées à la finance et au commerce mondiaux. Mais, à mesure que les flux monétaires étaient affectés (aide au développement, transferts d'argent par les migrants installés au Nord, investissements directs à l'étranger, investissements de portefeuille), les analystes ont pris conscience de l'importance des canaux de transmission de la crise entre les pays industrialisés et l'économie africaine.
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