L'Afrique du Sud entre dans l'après-Mbeki
Vincent Darracq, doctorant au centre d'études d'afrique noire (CEAN) de Sciences Po (Bordeaux)
Alternatives Internationales Hors-série n° 006 - décembre 2008
Président de 1999 à 2008, le successeur de Mandela a dû passer prématurément la main. Il avait mené une politique sociale ambitieuse, mais insuffisante. Et tardé à mesurer les ravages du sida.
Le 20 septembre 2008, sept mois avant la fin de son mandat, Thabo Mbeki, président de l'Afrique du Sud depuis 1999, a démissionné de son poste à la demande de son propreparti, le Congrès national africain (ANC). L'homme, critiqué à la fin de son mandat, a joué un rôle important dans ce pays qu'il a contribué à transformer et dont il a su préserver le régime après le retrait de la vie politique de Nelson Mandela, symbole de la lutte contre l'apartheid et président de 1994 à 1999. L'Afrique du Sud démocratique et non-raciale est en effet aujourd'hui politiquement stable. La démocratie représentative est consolidée et institutionnalisée. Depuis 1994, les scrutins nationaux et locaux se sont tenus conformément au calendrier électoral, sans heurts majeurs.
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