Japon: le prix des réformes libérales
Alternatives Internationales n° 042 - mars 2009
Les banques japonaises s'étaient tenues à l'écart de la vague de spéculation financière, et pourtant l'économie nippone paraît très profondément touchée par la récession qui a suivi. Fin 2008, les exportations ont enregistré une chute de 35% et la production industrielle de 9%, un choc sans précédent dans l'histoire du pays. Selon Andrew DeWit, professeur d'économie à l'Université de Rikkyo au Japon, le pays paie aujourd'hui le prix des réformes libérales engagées par l'ancien premier ministre Koizumi (2001-2006): baisses d'impôt au lieu d'investissements publics, Etat "dégraissé" et économie dérégulée au lieu d'une véritable politique industrielle. Pendant trop longtemps, explique-t-il dans The Asia-Pacific Journal (janvier 2009), le Japon s'est focalisé sur un seul objectif économique: maintenir des taux d'intérêt bas pour soutenir les exportations. Cette politique de crédit pas cher a maintenu en vie nombre d'entreprises non rentables (environ 20% des petites et moyennes entreprises, selon DeWit) qui trouvaient toujours de nouveaux crédits pour payer les anciens. Au lieu d'avoir déposé le bilan progressivement, dans un cycle de reconversion industrielle classique, elles s'écroulent aujourd'hui d'un seul coup, sous le choc de la récession.
Alternatives Internationales n° 042 - mars 2009
-
Abonnement et réabonnement
-
J'achète un numéro -
Inscription à la newsletter -
Forfait de consultation de 30 articles pendant 48H -
Extension d'accès aux archives -
Cédérom d'archives -
Mon espace personnel -
Tous les livres de la collection Alternatives Economiques
-
Collection pédagogique
- Qui sommes-nous ?
- L'association des amis d'Alternatives Internationales
- Conditions générales de vente



























Commenter cet article










