Haïti: le petit business des adoptions internationales
Amélie Baron
Alternatives Internationales n° 049 - décembre 2010
En Haïti, la pauvreté pousse certains parents à confier leurs enfants à des crèches dans l'espoir d'une meilleure éducation. Mais en exploitant la faiblesse de l'Etat, des intermédiaires véreux transforment ces placements provisoires en adoptions définitives à l'étranger.
Chaque année, plus de 1 000 couples ou parents célibataires dans le monde, dont la moitié de Français, adoptent un enfant haïtien. Si ces adoptants font l'objet d'une enquête sérieuse dans leur pays d'origine, il n'en est pas toujours de même des adoptés. Notamment parce que, à Haïti, la distinction entre crèche et orphelinat n'est pas claire. Des parents qui n'ont pas les moyens d'élever leur enfant, mais sans pour autant vouloir le faire adopter, le placent dans l'un ou l'autre établissement pourvu que celui-ci ait bonne réputation.
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