Fraude: Madoff, un an après
Alternatives Economiques n° 287 - janvier 2010
Un an après la révélation de la plus grande fraude connue de l'histoire financière (65 milliards de dollars), on en sait un petit peu plus sur les conditions qui l'ont rendue possible, en même temps que subsistent d'importantes zones d'ombre. On sait désormais que Bernard Madoff n'a pas agi seul. Son bras droit a avoué avoir forgé de faux documents, son commissaire aux comptes avoir écrit de faux rapports et deux informaticiens ont été accusés d'avoir fabriqué des programmes de falsification des documents envoyés aux investisseurs. La participation d'une partie de la famille Madoff au schéma d'escroquerie est supposée, mais reste non prouvée.
On sait également que le réseau des rabatteurs d'argent qui travaillaient pour Madoff (les fameux feeder funds, des fonds d'investissement) était organisé de manière opaque, grâce à l'utilisation de paradis fiscaux comme la Suisse ou les Bermudes, sans oublier la City de Londres ou les Iles Vierges britanniques, ces dernières regroupant pas moins de 20 rabatteurs. Reste une inconnue de taille: où sont passés les fonds qui n'ont pas été dépensés?
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