Faut-il brûler les banquiers ?
Ed. Jean-Claude Lattès, 2009, 249 p., 13,90 euros.
Christian Chavagneux
Alternatives Economiques n° 287 - janvier 2010
Il était une fois un monde merveilleux où les banques étaient toutes très gentilles et très sérieuses. Les pauvres petites princesses devaient se battre tous les jours avec plein de gros vilains: les politiques, les banquiers centraux, les agences de notation, etc., qui les obligeaient à faire des bêtises. Les plus gros vilains sont les marchés financiers, car ils n'arrêtent pas de faire des bulles. Mais les banques savent se défendre, car elles sont intelligentes. Moralité: il ne faut pas brider leur imagination parce que si on leur impose des règles trop strictes, elles ne pourront plus être de jolies princesses efficaces qui font que le monde est merveilleux. Allez savoir pourquoi, bizarrement, en refermant le livre, on se demande s'il nous a décrit avec sincérité le monde de la banque d'aujourd'hui.
Ed. Jean-Claude Lattès, 2009, 249 p., 13,90 euros.
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