Et si la Suisse ne servait plus à rien?
Coll. A dire vrai, éd. Larousse, 2010, 159 p., 9,90 euros.
Christian Chavagneux
Alternatives Economiques n° 289 - mars 2010
La Suisse? Un pays accaparé par ses banques et dirigé par une république des petits copains mêlant élites économiques et politiques qui ne pensent qu'à flouer le reste du monde. Le pamphlet de Ian Hamel fait mal. Dénonçant une presse économique aux mains de la finance et dont tout esprit critique a disparu, le journaliste dénonce au fil des chapitres une Confédération devenue un haut lieu des mouvements de capitaux opaques où se mêlent fraudeurs fiscaux, trafiquants d'armes et trafiquants d'art. Tout ce joli monde se croise dans les salons feutrés des banquiers qui, après avoir servi le Reich, ont perdu leur honneur en se battant pour ne pas indemniser les descendants des familles juives persécutées ayant caché leur argent dans ce petit Etat supposé neutre. Cette Suisse-là est mal en point. Les grandes puissances ne la tolèrent plus, et la crise des subprime a cassé l'image de ses banquiers. Elle doit changer. Le peut-elle?
Coll. A dire vrai, éd. Larousse, 2010, 159 p., 9,90 euros.
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