Education: pas de miracle avec le bac pro en trois ans
Alternatives Economiques n° 290 - avril 2010
Si aujourd'hui 64% d'une génération décroche le bac, c'est en grande partie (13%) grâce au développement du bac professionnel, créé en 1985. Il a offert des opportunités de poursuite d'études aux titulaires de BEP ou CAP. Depuis la rentrée 2009, le bac pro se prépare en trois ans, au lieu de quatre auparavant. Il s'obtient après une seconde, première et terminale professionnelles, au lieu de deux ans de BEP (ou de CAP) suivis de deux ans de bac pro. Cette réforme a pour but de limiter le nombre de jeunes qui quittent l'école sans décrocher le bac. Or, il règne une grande diversité au sein de la filière professionnelle. Si le niveau bac est désormais nécessaire pour trouver un travail dans l'automobile ou la métallurgie, il est encore possible de s'insérer avec un CAP dans les métiers du bois, de la restauration ou de la coiffure. Par ailleurs, dans les spécialités du tertiaire administratif (secrétariat, comptabilité…), les entreprises recrutent de plus en plus des jeunes ayant un niveau de formation allant du BTS à la licence. Le bac pro en trois ans n'est donc pas une solution miracle permettant de revaloriser cette filière.
"Vingt ans de bac pro: un essor marqué par la diversité", par Jean-Louis Kirsch et Françoise Kogut-Kubiak, Bref n° 270, Céreq, janvier 2010.
Alternatives Economiques n° 290 - avril 2010
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