EADS : la rançon du succès
Alternatives Economiques n° 305 - septembre 2011
EADS a du mal à gérer le succès de sa filiale Airbus. A l'issue du Salon du Bourget en juin dernier, le carnet de commandes de l'avionneur a atteint des records : 3 943 avions commandés, pour une valeur de 386 milliards d'euros, soit l'équivalent de sept années de production. D'où un risque d'engorgement : EADS bute sur les limites de sa chaîne de production, largement externalisée auprès d'une cohorte de sous-traitants. Difficile d'augmenter le nombre d'appareils produits dès lors que ces sous-traitants servent également le concurrent Boeing, lui-même confronté à la hausse de ses commandes. D'où la tentation de réintégrer une part de cette production sous-traitée. Par ailleurs, EADS cherche à rééquilibrer ses activités, dépendantes à plus des deux tiers d'Airbus, en multipliant les acquisitions. Après avoir racheté le canadien Vector Aerospace, spécialisé dans la maintenance d'hélicoptères, il a mis la main sur le fournisseur de services télécoms par satellite Vizada afin de le marier avec sa division Astrium Services.
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