Droits de l'homme : Tortionnaires sans frontières
Alternatives Internationales n° 025 - juin 2005
Quels que soient les crimes qu'il a commis ou dont il est suspecté,tout individu a le droit de ne pas être renvoyé vers un pays où il risque d'être torturé ou maltraité. Cette obligation du droit international, appelée droit au non-refoulement, est régulièrement bafouée, comme s'en inquiètent la FIDH et d'autres organisations internationales des droits de l'homme. Dans le cadre de la lutte antiterrorisme, les pays d'Europe ou d'Amérique du nord procèdent de plus à plus à des extraditions, se bornant à demander au pays de renvoi l'"assurance diplomatique" que les personnes ainsi expulsées ne seront pas torturées ou maltraitées. Ces assurances concédées par des régimes peu démocratiques ne sont guère crédibles. En outre, en demandant un traitement particulier pour les personnes extradées, les pays occidentaux n'admettent-ils pas de fait l'existence de la torture? La FIDH demande l'arrêt de ces extraditions.
Alternatives Internationales n° 025 - juin 2005
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