Côte d'Ivoire : le chantier des retrouvailles
François Bédia Aka, économiste. Université de Bouaké (Côte d'Ivoire)
Alternatives Internationales n° 052 - septembre 2011
La Côte d'Ivoire a besoin des investisseurs français, mais elle doit dorénavant conditionner leur présence à ses intérêts, pour qu'ils transforment sur place les matières premières du pays et y créent des emplois.
Sans remonter aux comptoirs coloniaux français qui jalonnaient les côtes africaines, et manifestaient la présence des entreprises de l'époque, on peut dire que les entreprises françaises ont participé aux conditions d'émergence du capitalisme dans les économies africaines, et contribué à leur croissance pendant leur démarrage économique. Avec des taux de croissance annuels de 11 à 12 % entre 1960 et 1965, la Côte d'Ivoire a choisi à l'indépendance la voie du libéralisme en ouvrant son économie aux capitaux, technologies et main-d'oeuvre étrangers. La France, ancienne puissance colonisatrice, est alors naturellement devenue le partenaire privilégié de ce pays en fournissant une main-d'oeuvre qualifiée et des capitaux.
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