Corruption: des effets corrosifs
Naïri Nahapétian
Alternatives Economiques n° 285 - novembre 2009
- Programme " Global Compact " : l'ONU peut-elle réguler les multinationales ? , Alternatives Internationales n° 038.
- Le commerce en quête d'un peu de morale
Pots de vins, surfacturations, détournements de fonds, trafic d'influence…, le "Rapport mondial sur la corruption 2009", établi par l'ONG Transparency international, passe en revue les différentes formes de corruption et les dégâts qu'elle cause. Ainsi, dans les seuls pays en développement, politiciens et fonctionnaires de l'Etat corrompus recevraient l'équivalent d'environ 20% à 40% de l'aide publique au développement. Face à cela, l'ONG examine l'application de la convention de l'OCDE sur la lutte contre la corruption d'agents publics étrangers entrée en vigueur en 1999. En France, 19 enquêtes ont été engagées à l'encontre de sociétés françaises ayant versé des pots de vins à des fonctionnaires étrangers. Elles portent notamment sur Total, Thalès et Alstom. Mais peu de procédures débouchent sur des sanctions. Est-ce parce que l'Etat ne souhaite pas ternir l'image des entreprises nationales, se demande Transparency international?
Le rapport pointe également les nouveaux risques liés à des marchés comme celui du carbone, insuffisamment contrôlé. Plus globalement, il rappelle que les consommateurs, les syndicats et les salariés peuvent, eux aussi, lutter à leur échelle contre la corruption. Le cadre réglementaire reste cependant déterminant, ainsi que la volonté politique de l'appliquer.
Naïri Nahapétian
Alternatives Economiques n° 285 - novembre 2009
-
Abonnement et réabonnement
-
J'achète un numéro -
Inscription à la newsletter -
Forfait de consultation de 30 articles pendant 48H -
Extension d'accès aux archives -
Cédérom d'archives -
Mon espace personnel -
Tous les livres de la collection Alternatives Economiques
-
Collection pédagogique
- Qui sommes-nous ?
- L'association des amis d'Alternatives Internationales
- Conditions générales de vente



























Commenter cet article










