Congo-Brazzaville : des relations bien mal acquises
Patrice Yengo, anthropologue
Alternatives Internationales n° 052 - septembre 2011
Si la France récompense parfois des défenseurs congolais des droits de l'homme, elle continue surtout à soutenir inconditionnellement le président Sassou-Nguesso, qui a retrouvé le pouvoir à la faveur d'une guerre civile.
Dix ans après la fin de la guerre civile qui a vu le retour de Denis Sassou-Nguesso au pouvoir, le processus démocratique au Congo-Brazzaville souffre toujours de mal-alternance politique. Certes les mécanismes formalisés des choix électoraux ont été respectés, mais le jeu démocratique a été en réalité un moyen supplémentaire de légitimation d'un ordre politique qui ne semble pas avoir rompu avec le système de souveraineté autocratique. Pour preuve, les élections qui ont accompagné la fin de la guerre civile, en 2002, n'ont pas seulement été la traduction en termes politiques de la victoire militaire de Sassou-Nguesso. Elles ont permis de consolider la mainmise sur l'appareil d'Etat du Parti congolais du travail (PCT), ancien parti unique entre 1969 et 1990, et de son chef.
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