Collectifs de sans-papiers : "Régularisation pour tous, non au cas par cas"
Antoine de Ravignan, Raphaële Bail
Alternatives Internationales n° 036 - septembre 2007
D'occupations d'églises en manifestations, ils sont devenus visibles sur la scène politique. Onze ans après Saint-Bernard, où en sont ces collectifs d'un autre type.
Paris, 28 juin 1996. L'occupation de l'église Saint-Bernard par trois cents sans-papiers suivie de leur évacuation manu militari par les CRS marque la naissance en France d'un mouvement organisé des étrangers en situation irrégulière. Depuis le coup de frein à l'immigration de travail, en 1974, qui a entraîné une multiplication de leurs rangs, ils s'étaient certes déjà manifestés pour obtenir leur régularisation, notamment par des grèves de la faim. Mais c'est en 1996 que "s'affirme sur la scène publique une figure qui jusque-là rasait les murs", note Pedro Vianna, rédacteur en chef de la revue Migrations Société.
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