Cambodge: c'est tout l'Etat qu'il faut reconstruire
Stéphanie Gée
Alternatives Internationales n° 047 - juin 2010
Après des années de dépendance à l'aide d'urgence, des milliers de familles sortent de la pauvreté grâce à la réalisation des polders de Prey Nup. Mais pour assurer la pérennité des infrastructures, il faut se débarrasser d'une corruption omniprésente.
La rénovation des polders de Prey Nup, dans le sud du Cambodge - 90 km de digues stoppant les infiltrations d'eau salée des mangroves voisines - a sorti plus d'un millier de paysans d'une agriculture de subsistance. Un projet de longue haleine, mené de 1997 à 2007 par un consortium d'ONG françaises, soutenu par le ministère cambodgien des ressources en eaux et financé à hauteur de 10 millions d'euros par l'Agence française de développement (AFD). Le transfert réussi de la gestion de ce vaste périmètre hydroagricole à une organisation d'usagers des polders, qui collecte une redevance auprès de ses membres, est aujourd'hui cité en exemple. Les protagonistes de cette success story ont cependant eu quelques frayeurs.
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