Burundi : rien pour les victimes de la folie guerrière
Antoine Kaburahe
Alternatives Internationales n° 050 - mars 2011
L'accalmie que connaît le pays favorise l'expression de troubles psychologiques liés à une guerre civile dont l'impact reste vivace. Le directeur de l'unique centre de soins psychiatriques souligne le besoin urgent de formation et de moyens.
Le Burundi a vécu plusieurs années de guerre civile, des massacres interethniques terribles entre les Hutus, l'ethnie majoritaire, et la minorité tutsie. Aujourd'hui, après des élections à l'été 2010, une relative accalmie règne. Mais le conflit a laissé des séquelles profondes dans ce pays de près de 10 millions d'habitants. Dans les rues de Bujumbura, la capitale, ou dans les villages de l'intérieur du pays, il est fréquent de rencontrer des victimes de la guerre. Des " fous " comme on dit ici. Lorsqu'ils ne sont pas agressifs, ils sont ignorés. Combien le Burundi compte-t-il de psychiatres ?
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