Burkina Faso: aide qui s'éparpille rate sa cible
Jean-Denis Crola, Oxfam France
Alternatives Internationales n° 047 - juin 2010
La question agricole en Afrique de l'Ouest retient l'attention des donateurs. Mais leur efficacité n'est pas au rendez-vous tant ils ignorent les priorités fixées par des Etats qui n'ont pas les moyens de s'imposer. Sauf à s'unir et agir à l'échelon régional.
Après la crise alimentaire de 2005 et la hausse brutale des prix agricoles en 2008, des millions de personnes sont de nouveau exposées à la faim au Sahel. Face à la multiplication des situations d'urgence, les pays donateurs et les institutions internationales réinvestissent peu à peu dans l'agriculture des pays en développement après vingt ans de désintérêt pour ce secteur. Au-delà des engagements financiers (1), ils entendent mieux coordonner leurs actions pour accroître l'efficacité de leur aide. Mais beaucoup reste à faire. Exemple, le Burkina Faso. Comme dans d'autres pays sahéliens, l'investissement public agricole au Burkina dépend fortement de l'aide extérieure: à 91% en 2007.
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