Bonus: un coup d'épée dans l'eau
Alternatives Economiques n° 287 - janvier 2010
Christine Lagarde, la ministre de l'Economie, a annoncé mi-décembre que les bonus supérieurs à 27 500 euros versés par les banques en 2010 seraient imposés à hauteur de 50%. Que peut-on attendre de cette mesure? Pas grand-chose. S'il s'agit de lutter contre les inégalités de salaires excessives, il aurait fallu la prolonger au-delà de 2010. Si son but est d'amener les banques à utiliser les profits obtenus grâce aux aides publiques pour renforcer leur capital, au lieu de les distribuer à leurs salariés les mieux payés, son impact sera faible par rapport à celui des nouvelles règles prudentielles internationales qui seront mises en place à partir de 2011. S'il s'agit d'augmenter les recettes fiscales, son effet sera insignifiant. Manifestement, il s'agit surtout de communication politique. L'indispensable rérégulation de la finance mérite mieux.
Alternatives Economiques n° 287 - janvier 2010
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