Bolivie : les Indiens d'El Alto s'emparent du hip-hop
Reza Nourmamode
Alternatives Internationales n° 052 - septembre 2011
Dans cette ville proche de la capitale et peuplée de migrants venus des campagnes, les rappeurs chantent en espagnol, mais aussi en aymara ou en quechua. Pour revendiquer leurs origines et soutenir leur champion, le président Evo Morales.
Je suis un Indien et alors ? Quand on me dit indien, je me sens fier car c'est ça la Bolivie", chantait Abraham Bohorquez. Leader du groupe Ukamau y Ke, il est mort en 2009 à l'âge de 27 ans, fauché par un bus. Mais il demeure la figure emblématique du mouvement hip-hop bolivien de protestation d'El Alto. C'est dans cette immense cité de migrants ruraux et indiens qui, perchée à 4 000 mètres d'altitude, surplombe La Paz, la capitale politique bolivienne, qu'un rap unique, mêlant revendications politiques et indigénistes, est né au début des années 2000.
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