Birmanie: pourquoi rien ne change
Renaud Egreteau, docteur de l'IEP de paris et chercheur indépendant rattaché au CERI
Alternatives Internationales Hors-série n° 006 - décembre 2008
La junte a isolé l'opposition et fait taire les rébellions ethniques. Surtout, forte de ses exportations vers les pays voisins, elle n'offre pas prise aux sanctions économiques des Occidentaux.
Ni le cyclone Nargis de mai 2008 - 138 000 morts et disparus - ni la révolte des bonzes en septembre 2007 n'ont déstabilisé le régime militaire birman, qui reste toujours bien en place. L'assise et la domination sans partage des forces armées - la Tatmadaw - depuis le coup d'Etat militaire de 1962 peuvent se comprendre par la combinaison de plusieurs facteurs. Tout d'abord, le système militarisé a su conforter ses propres bases au fil des années. Forte de près de 400 000 hommes, l'armée birmane reste un pilier incontournable dans ce pays de près de 58 millions d'habitants.
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