Biodiversité: le pétrole ou la forêt
Alternatives Economiques n° 294 - septembre 2010
En Equateur, le parc national de Yasuni, 950 000 hectares en pleine forêt amazonienne, constitue l'une des plus riches réserves de biodiversité du monde. Problème: son sous-sol est également riche de 850 millions de barils de pétrole. Pour préserver le parc, le pays s'est engagé à ne pas exploiter ces gisements en échange d'un financement international de 2,7 milliards d'euros, soit la moitié de ce que l'exploitation pétrolière aurait rapporté. En août dernier, le gouvernement a créé un fonds pour accueillir les contributions volontaires étrangères. La biodiversité présente dans les forêts tropicales constitue un véritable bien public mondial. Il est donc logique que la communauté internationale contribue à financer sa préservation. On peut s'interroger cependant sur la capacité des institutions internationales à mobiliser suffisamment de fonds pour développer ce type d'opération en s'appuyant uniquement sur des contributions volontaires.
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