Bangladesh: mieux que l'aide, le commerce ?
Mustafizur Rahman, Economiste, directeur du Centre for Policy Dialogue (CPD), au Bangladesh
Alternatives Internationales n° 047 - juin 2010
Les pays riches prétendent aider les plus pauvres en leur ouvrant totalement leurs marchés. Mais derrière l'élimination des droits de douane se cachent d'autres barrières. Illustration avec le cas du Bangladesh.
Trade, not aid" disent les Anglo-Saxons ("du commerce, pas de l'aide! Une maxime qui semble avoir réussi au Bangladesh, pays "moins avancé" (PMA) devenu grand exportateur. La libéralisation des échanges, menée au début des années 1990 - sous la houlette du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale -, s'est traduite entre autres par l'abaissement des droits de douane, de plus de 50% en moyenne à environ 15%. Le but? Importer meilleur marché les biens intermédiaires entrant dans la fabrication des produits exportés, de manière à accroître les recettes du commerce extérieur, et affranchir le pays de sa dépendance à l'aide.
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