Australie : l'ami américain et le client chinois
Stuart Harris, Professeur au Research School of Pacific and Asian Studies, The Australian National University
Alternatives Internationales n° 036 - septembre 2007
Allié des Etats-Unis, Canberra n'est pas prêt à sacrifier ses relations avec Pékin, son deuxième acheteur de matières premières. Même sur la question de Taiwan.
Comment donner satisfaction à son client chinois sans fâcher son grand allié américain? L'Australie, dont les exportations restent dominées par les matières premières pourrait être confrontée à des choix difficiles, tant l'appétit de Pékin pour ses multiples minerais (fer, cuivre, uranium…) et son gaz ne cesse de croître. En même temps que la rivalité entre la Chine et les Etats-Unis sur la scène mondiale. Pour l'instant, l'économie australienne est florissante. Elle profite largement de la hausse des cours mondiaux, du fer et du cuivre surtout, provoquée, depuis 2003, par la demande chinoise sur les marchés de matières premières, après une longue période de prix globalement à la baisse.
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