Asie: de l'Inde ou de la Chine, Obama ne saurait choisir
En envoyant une invitation officielle à Mirwaiz Umar Farooq, figure clé du mouvement séparatiste au Cachemire indien, les autorités chinoises ont lancé un message clair: la Chine prend conscience de son nouveau statut de puissance et est prête à "prendre ses responsabilités" pour maintenir la paix et la stabilité dans la région. A New Delhi, on y voit surtout une immixtion dans les affaires intérieures indiennes, et une revanche après la récente visite du dalaï-lama dans l'Etat indien de l'Arunachal Pradesh, un territoire que les deux pays se disputent depuis la guerre de 1962.
Ces incidents diplomatiques montrent que la tension monte à nouveau entre ces deux puissances régionales, dont chacune aspire à jouer un rôle clé dans l'Asie du Sud. Dans les deux capitales, les experts se demandent quelle est la nouvelle ligne de l'administration américaine: sous l'ancien président Bush, les Etats-Unis avaient accordé à New Delhi un soutien sans faille, en faisant de l'Inde la pièce maîtresse de leur stratégie d'"encerclement" de la Chine, et en allant jusqu'à la coopération nucléaire - alors que l'Inde, qui détient une soixantaine de têtes nucléaires, n'a jamais signé le traité de non-prolifération (1968).
Barack Obama, lui, semble plus hésitant: ses discours lors de sa tournée asiatique, en novembre, ont été interprétés à New Delhi comme une reconnaissance des nouvelles ambitions chinoises.


























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