Aide au développement: une affaire d'Etats
François Pacquement, Economiste et spécialiste des questions de coopération. Il est chargé d'enseignement à Sciences Po
Alternatives Internationales Hors-série n° 007 - décembre 2009
L'aide publique au développement est moins volatile que les flux privés qu'elle draine, mais reste insuffisante. L'Afrique voit arriver de nouveaux donateurs. Partenaires ou concurrents?
L'aide au développement, indispensable à l'Afrique, est souvent mal comprise et on amalgame abusivement sous ce terme des flux monétaires très différents: financements privés, publics, transferts de la diaspora, etc. Stricto sensu, l'aide au développement répond à trois caractéristiques: elle doit correspondre à une dépense publique et financer une opération de développement, non un investissement industriel ou commercial. Elle doit être destinée à l'un des pays éligibles dont la liste est actualisée chaque année par le Comité d'aide au développement de l'OCDE (1).
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